Artistes en résidence

Alexandre Ménard

Le travail d'Alexandre Ménard se fonde sur une approche à la fois picturale, sculpturale et installative de l'image imprimée. Il s'élabore autour d'une actualisation des méthodes et des techniques reliées à la pratique de l'estampe, en investiguant l'impact qu'ont les technologies numériques sur cette dernière. Sa pratique se développe alors autour de différentes méthodes de travail se rapportant à la reproduction et au multiple, à la forme et à la mise en espace de l'estampe, à ses effets trompe-l'oeil et à son jeu d'échelle, dans le but d'en élargir son champ d'action.

Sylvain Bouthillette

Quelque soit le médium utilisé, ses œuvres tendent à démontrer que le ridicule, l'impermanence, la confusion, l'instabilité, l'ambiguïté, l'incertitude, l'embarras sont toutes des formes de libération si nous cessons de croire que la vie est quelque chose de stable et de définissable. Son travail porte principalement sur l’idée de la corrélation entre les systèmes internes des individus (la tyrannie de l’égo*) et des systèmes externes sociaux (l’état). Ces systèmes viennent avec la promesse d’un bonheur, mais l’individu devient trop souvent l’esclave de ces systèmes qui ne fonctionnent que pour eux-même.  Son travail étant autant une recherche mystique qu’une poursuite esthétique, il tente de réconcilier les valeurs spirituelles avec l'intellectualisme du discours critique.

Céline Huyghebaert

La pratique de Céline Huyghebaert se développe dans un espace qui ne distingue pas de frontières franches entre recherche et art, entre fiction et document, entre littérature et arts visuels. La langue est son premier médium. Elle l’articule à des matériaux visuels et des techniques d'impression pour construire des narrations hybrides, qui se déploient autrement que sous la forme du livre traditionnel. Elle combine souvent texte, dessin, collage et photographie pour parler des oublis et des silences de l'histoire.

Sébastien Gaudette

Sébastien Gaudette s’intéresse au dessin ainsi qu’au papier comme matériau artistique. Sa problématique initiale était d’abord de partir du syndrome de la page blanche, ce qui l’a poussé à s’intéresser à l’action du pliage. Le froissement est devenu un leitmotiv essentiel à sa création qui se déploie maintenant par de nombreuses explorations techniques, que ce soit par le dessin, la gravure, la sculpture, la maquette, l’installation ou par la vidéo.

Claire Burelli et Isabelle Gagné (MissPixels) – duo

MissPixels s’intéresse à l’incertitude que fait peser la pensée contemporaine sur la notion de paysage, réduite à la perception esthétique du territoire. Le paysage est l’expression d’un lieu et le lieu un espace habité, un espace devenu culture, un espace dont s’est approprié la conscience. La crise du paysage en tant que genre vient du fait que nos dispositifs politiques, économiques, culturels et technologiques ont pour effet de transformer notre environnement en paysage.

Claire Burelli, pour sa part trouve dans les archives un pouvoir spéculatif qu’elle traduit avec une esthétique proche du glitch informatique. Son mode opératoire est similaire à celui du collectionneur. Elle amasse vidéos, objets photographies, car elle est fascinée par le potentiel d’inconnu que lui offrent ces matériaux. Connaissant seulement quelques pans de leurs histoires, elle se les approprie par la spéculation en jouant avec l’erreur photographique.

Denise Faucher

À partir de sa banque de photos constituée d’objets, de lieux, de motifs, de textures, témoin de la décrépitude consécutive du passage du temps dans ces espaces, Denise Faucher recompose numériquement des images contemporaines et des scènes urbaines, où il est question de constats sociaux et de drames suggérés ou latents. Elle collecte aussi des ombres, reflets inconsistants de la substance corporelle humaine ainsi dématérialisée et les superpose en transparence à l’espace tangible créant une tension, un paradoxe : consistance des lieux, fluidité des ombres.

Adeline Rognon

Adeline Rognon détient une maîtrise en arts visuels et en histoire de l’art. En 1994, elle entre à l’imprimerie Maeght à Paris. Elle y découvre le monde merveilleux des livres d’artiste et des estampes. Elle fonde les Éditions du Rognon afin d’explorer les thématiques qui lui sont chères. C’est à Montréal qu’elle travaille et poursuit sa carrière internationale d’artiste du livre.

Annie Conceicao-Rivet

Le travail d’Annie Conceicao-Rivet s’inscrit dans une démarche de réappropriation de l’objet rejeté de la création et la consommation en tant que matériau de production artistique. Frottis, pochoir, ombre chinoise, moulage, tracé de contour sont des procédés qu’elle emploie pour étudier les propriétés physiques de la matière transformée singulièrement par la pression du corps sur sa surface. Par l’étude du phénomène de la trace et son accumulation, elle cherche à comprendre la place du corps humain en tant que marqueur de relation et de création d’un mode de vie.

André Dubois

La nature du processus créatif d’André Dubois repose sur la récupération, et la transformation de matériaux sociaux. À partir d’objets et de matière issue de notre quotidien, il fabrique, construit, revisite nos espaces de vie contemporaine, lieu de fascination et d’interprétation. Menant l’art aux frontières discursives de la sculpture, de la peinture, du collage et de l’installation, sa recherche apporte un éclairage innovant sur les hypothèses d’une beauté vivante et intemporelle, la lumière est un élément récurrent dans son œuvre.