Artistes en résidence

Sarah Madgin

Abordant l'identité comme sujet central, l’approche de Sarah Madgin réside dans l'hybridation des procédés techniques traditionnels et alternatifs. C'est dans l'exploration de la matière sensible et de son processus de transformation que l’artiste réfléchit le chantier du soi en constante évolution. En puisant dans des archives personnelles et historiques, elle interprète et reconstruit de nouvelles mémoires qu'elles soient matérielles ou symboliques. Principalement au travers la photographie argentique, les arts d'impression et les dispositifs d'installation, elle développe une esthétique et un langage visuel anachronique. Ses recherches deviennent ainsi des témoignages conceptuels et formels qui supportent la notion du changement physique et perceptuel.

Katherine Melançon

Katherine Melançon est une artiste multidisciplinaire dont la pratique s’intéresse au processus, aux outils et aux matériaux non-traditionnels ainsi qu’à la rencontre entre le naturel et le technologique. Dans une boucle entre expérimentation et résultats, elle cherche à questionner les matériaux et explorer leurs parcours à travers des cycles de métamorphoses entre le virtuel et le matériel. Récemment, sa pratique incorpore ses intérêts pour le spirituel, ses utopies et ses projets expérimentaux, ses codes et ses intersections avec la technologie.

Guillaume Adjutor Provost

Les recherches de Guillaume Adjutor Provost portent sur la limite parfois ténue entre le métier d'artiste et celui de commissaire d'exposition. Lorsque l'artiste présente une installation, il considère que celle-ci est non pas une fin en soi, mais un lieu permettant d'agir et de réfléchir au-delà des œuvres exposées. Dans ce contexte, l'artiste intervient en mettant en relation un corpus d'œuvres dans un espace de recherche ouvert à la collaboration. Travaillant principalement le dessin, l'installation et la performance, l'ensemble de ses activités artistiques explore les ramifications encyclopédiques du savoir.

Kevin Dubeau

Kevin Dubeau est intrigué par l'arborescence des mécanismes industriels qui cherchent à transcender les limites matérielles ainsi que leurs effets immédiats sur le monde. De la recherche scientifique à la mise en marché d'un produit, il existe un large panorama de techniques, de dispositifs et d'idéologies qui bouleversent notre conception de l'objet et de l'image. Sa pratique artistique résulte donc d'un jeu de détournement qui vise à mettre en échec un sujet étudié de façon esthétique et sémantique. Ses projets naissent sous forme d'installations, de sculptures, d'art vidéo et d'art web en questionnant l'état virtuel des objets et des images contemporaines.

Geneviève Cadieux-Langlois

L’ensemble de son travail interroge ou exacerbe les rapports sociaux qu'elle entretient avec son entourage. Geneviève Cadieux-Langlois disloque, reconstruis et incarne les comportements en société, les dynamiques de groupe et les relations de pouvoir qui s’y développent. L’enjeu est de rendre visibles ses affects et tensions ressenties entre les individus d’une communauté. Influencée par les idéologies de l’art contextuel, l'artiste cherche à susciter un être ensemble, à sceller un pacte avec l’autre, c’est-à-dire, celui de la consolidation sociale, une forme de démocratie politique du geste et de l’image.

Céline Huyghebaert

La pratique de Céline Huyghebaert se développe dans un espace qui ne distingue pas de frontières entre écriture et arts visuels. Elle utilise le texte, le livre, les arts imprimés et le dessin pour faire apparaître les silences que l’Histoire ne retient pas, ce qui ne laisse pas de traces. Elle travaille avec des matériaux pauvres, la photocopie, les rebus et retailles qui sont produits et rejetés. Tous ses projets s’inscrivent dans les mêmes intérêts pour le document et son mélange à la fiction, pour le montage et son aspect collaboratif, pour le papier, le livre et la relation texte/image.

Andrée-Anne Carrier

Fascinée par les objets mis sur pause, ces choses accumulées entre deux utilisations, échouées dans les bazars comme dans les différents espaces de rangement, Andrée-Anne Carrier réalise la dérive formelle de ces objets en attente. À travers leur altération, leur compression, leur déformation ou leur changement de matérialité, elle cherche à en déployer le potentiel dévotionnel et commémoratif. Ses simulacres d’objet se tiennent, tels des monuments à l’effigie d’une certaine vie matérielle de la mémoire. Supportés par des surplus de construction, des reliques d’emballage ou d’autres articles qui meublent généralement les espaces d’entreposage, ses moulages composent des natures mortes contemporaines qui rejouent le désordre édifié par les gestes qui les ont saisis, puis rejetés.