Artistes en résidence

Yannick De Serre

L’importance du geste pictural de Yannick De Serre se résume par :       « Arriver à créer une image forte par le minimum d’interventions. » Il se joue des tensions entre les différents traitements visuels utilisés : les coups de crayon assurés côtoient les gribouillis maladroits, les lavis d’encre passent du fondu aux taches accidentelles laissées apparentes, les collages bruts se retrouvent aux côtés de dessins délicats, les masses denses flottent dans l’omniprésence du vide, etc. Toujours est-il que ses sujets, autant l’autoportrait que ses paysages, suggèrent une douce oppression, un inconfort silencieux…

Luce Dumont

Par l’entremise d’une symbolique essentiellement botanique, sa pratique en arts visuels découle d’une dialectique entre l’analyse et l’intuition. Luce Dumont exprime ainsi ses préoccupations tant d’ordre écologique qu’esthétique, et les référents sous-jacents ont souvent trait plus à l’humain qu’au végétal. Dans un contexte de recherche et de sérialité, son travail réalisé le plus souvent sur papier ou sur mylar fait intervenir tantôt une iconographie précise, tantôt une gestuelle expressive. Les formes naturelles sont fragmentées, réorganisées, superposées et transmutées pour devenir des signes autonomes.

Henriette Le Tellier

La démarche artistique d’Henriette Le Tellier s’oriente vers un décloisonnement de l’espace, vers un mouvement plus fluide et vers un geste plus souple. Dans ses œuvres, les sujets et l’organisation picturale donnent lieu à une spontanéité, une lucidité et une ouverture qui émergent de l’enfance. L’œuvre émane d’un lieu onirique à la suggestivité qui permet au spectateur d’en dégager sa propre interprétation.

Stella Pace

Stella Pace travaille depuis longtemps le ciment, matière qui la fascine et qui porte l’essentiel de son œuvre. Procédant par séries où les formes se démultiplient, elle crée des œuvres personnelles à forte charge psychologique. Ses sculptures et gravures sont créées par un processus d’accumulation où les composants bruts sont travaillés avec vigueur : aux strates organiques et aux entrecroisements de matière viennent s’ajouter des traces et des empreintes improvisées.