Marie-Soleil Fortier est originaire d’East Broughton, village au paysage artificiel marqué par l’exploitation du sol. Elle a complété un baccalauréat en arts visuels et médiatiques (UL) et une maîtrise en science, technologie et société (UQAM). En s’intéressant aux objets naturels et culturels du monde, elle y pose un regard oblique, orienté à la fois vers le grand et le petit, l’anthropologique et le poétique. Marie-Soleil poursuit ses recherches et écrit de très courts poèmes, tout en œuvrant comme travailleuse culturelle.
Sa démarche est marquée par sa trajectoire entre le milieu des arts visuels et celui de la recherche en sciences humaines. En oscillant entre les mondes sensibles et rationnels, entre dedans et dehors, elle pose un regard sur sa propre humanité.
À travers des propositions minimalistes qui se présentent sous la forme de dessins délicats, d’objets collectés, de fanzines et parfois d’installations, son travail tente d’isoler et de dégager le caractère étrange et singulier des choses familières.
Parmi ses sujets d’intérêt figurent les forces mécaniques, le discours sur les technologies et les objets techniques. À travers des manipulations insolites et de propositions personnelles, Marie-Soleil cherche à interroger le monde et son contenu, plutôt qu’à contribuer aux connaissances.
Son travail opère selon deux grands procédés : la mise en relation d’éléments (conceptuels, matériels, visuels) et la mise en évidence de son processus dont il porte toujours les traces.