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Michelle LaSalle

 

 

Michelle LaSalle vit et travaille à Tio’tia:ke – Mooniyang – Montréal. Elle détient une maîtrise en arts imprimés de l’Université Concordia et un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). Sa pratique est multidisciplinaire mais elle s’intéresse surtout à l’estampe et à l’installation.

Travaillant à partir d’images issues d’archives familiales, les siennes autant que celles d’inconnus, elle déconstruit, elle dissèque, elle cache et elle dissimule. Elle est à la recherche de l’étrange et du théâtral dans l’ordinaire et le sans-intérêt. Ses œuvres, ancrées dans une pratique du geste répété et exagérément laborieux, empruntent le langage de l’art textile tout en adoptant une esthétique résolument bricolée. Son approche est consciente du médium de l’imprimé, de son processus et de sa matérialité. Elle s’intéresse aux manières furtives par lesquelles sa pratique d’artiste croise sa vie de mère et d’humaine. Le temps et la présence qu’elle insuffle dans ses œuvres sont des façons de résister à la productivité et à la performance. C’est un travail lent et répétitif. Il appelle à regarder de plus près, à toucher, à ouvrir, à lire, à remanier les objets et à faire des découvertes.

Elle investit les moments fuyants qui lient nos souvenirs personnels aux objets et aux images que l’on garde et qui s’entassent dans nos garde-robes. Ses œuvres sont le fruit d’une recherche intuitive sur les histoires que ces collections pourraient raconter. Elles se veulent un hommage au temps qui s’écoule et aux traces que celui-ci imprime sur nos objets et sur nous-mêmes. Elle déterre des souvenirs et leurs objets, des objets et leurs souvenirs : une pratique autant rituelle qu’artistique. Ouvrir une boîte scellée depuis des années, développer un rouleau de pellicule oublié, se remémorer des détails, tenter de les enfiler, rater de peu le chas de l’aiguille, puis réessayer.

Lors de sa résidence, elle réalisera une édition de 10-12 copies du livre d’artiste ‘’Une buée de tous les jours’’. Le projet rassemble des anecdotes et des observations qui tracent des liens entre sa pratique d’atelier et sa vie quotidienne. Elle s’intéresse aux possibilités infinies du temps qui érode et embellit le souvenir. Le temps y est lent et tangible, il respire, se fragmente et s’allonge.

 

Le texte du livre est ‘’trilingue’’ (français, anglais et bilingue), elle a  donc pensé concevoir le livre avec une reliure de type dos-à-dos triple, avec une reliure ‘’Coptic’’. Les deux langues sont intimement liées à son identité et influencent sa façon d’appréhender le monde au quotidien. Ils ont des rôles très différents dans sa vie, l’une étant le langage de l’intimité et de l’émotion et l’autre celui de la technique et de la théorie. Le texte du livre crée deux voix distinctes qui peuvent se contredire ou se compléter.

Crédit photo : Katia M. Briand

 

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CAssandre Boucher 

 

Originaire du Bas-Saint-Laurent, Cassandre Boucher est diplômée de l’Université du Québec à Montréal en arts visuels et médiatiques ainsi qu’en pédagogie de l’enseignement supérieur. Son travail a été présenté dans plusieurs villes canadiennes ainsi qu’en France et en Suisse. Elle a participé à des résidences au Fabric Workshop and Museum à Philadelphie (États-Unis) ainsi qu’au Ós Textíllistamidstöd à Blönduós (Islande). Ses projets ont bénéficié du soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec (2016 et 2018), ainsi que du Conseil des arts du Canada en (2020 et 2021). En 2022, son travail est finaliste pour la 14e édition du prix ICART (France). Elle vit et travaille à Paris et à Montréal.

Elle s’intéresse au pouvoir évocateur des traces du passé et au potentiel mémoriel de l’image imprimée. Par des processus d’altération et de détournement d’images photographiques d’archives, elle crée des allers-retours visuels entre le temps présent et celui des souvenirs. Elle s’inspire de l’histoire sociale récente et du milieu rural québécois dans lequel elle a grandi afin d’explorer des thèmes reliés au travail manuel et aux savoir-faire traditionnels. Dans ce contexte, son attention se porte particulièrement sur l’évolution de la place des femmes ainsi que sur la relation de contrôle et de domination que l’être humain entretient avec son environnement.

Son projet de résidence s’intéresse à la persistance des images mémorielles. En manipulant des fragments photographiques d’archives québécoises, elle souhaite explorer les rapprochements affectifs et temporels liant l’être humain à la nature. Les impressions seront réalisées sur des papiers japonais très minces, choisis pour leur fragilité et leur capacité à évoquer la nostalgie associée aux images utilisées. Le chine-collé ainsi que différentes techniques propres au monotype seront explorées : mélange des couleurs à même la plaque, essuyage partiel, variation de la viscosité des encres, impression de l’image résiduelle, etc. Elle souhaite créer des effets visuels de l’ordre du rappel mémoriel et de la réminiscence où l’image, brumeuse par endroits, s’estompe dans un jeu de transparence coloré et semble en processus d’effacement.


Zocalo accueille Cassandre Boucher dans le cadre de Réciprocité, un programme d’échanges entre six centres du domaine des arts imprimés au Québec : Atelier Presse Papier, Atelier Circulaire, Zocalo, Galerie/Ateliers Engramme, L’imprimerie et SAGAMIE. Le Conseil des arts des lettres du Québec (CALQ) encourage et soutient la circulation des oeuvres et des artistes sur le territoire québécois par des initiatives disciplinaires structurantes, comme le programme Inter-centres / art actuel, circulation et mobilité, initié par le Centre SAGAMIE pour le domaine des arts visuels. En plus de leur résidence, les artistes lauréat(s) seront présenté(e)s sur une plateforme web qui sera developpée par le Centre SAGAMIE.

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Chloé Beaulac 

 

Chloé Beaulac se spécialise dans les arts imprimés. En s’inspirant de l’estampe, elle passe par la photographie, le dessin, la sérigraphie, la peinture, et la sculpture pour la réalisation de ses projets. Chloé Beaulac a présenté son travail dans le cadre de plusieurs projets d’art public, d’exposition solos et de résidences d’artistes.  

L’artiste aborde plusieurs thématiques comme la place de l’humain dans la nature, la spiritualité et l’imaginaire relié à la nature, l’histoire humaine racontée, la symbolique identitaire culturelle hybridée, le territoire en changement. Elle observe et documente les caractères sociaux et culturels, l’histoire, les mythes, les contes, les rituels, ainsi que l’atmosphère qui se dégage des lieux qu’elle explore. Sa documentation subit ensuite un processus de déconstruction-reconstruction par lequel elle interprète les images et l’information recueillie pour les amalgamer à son iconographie personnelle. 

Sa résidence à Zocalo consistera à travailler sur un des volets de son projet intitulé Pèlerin – l’inconnu. Un travail de recherche, d’exploration et de création prendra forme par l’altération d’images d’archives photographiques. S’en suivra un travail de numérisation, de montage photographique, ainsi que de transformation d’images pour créer une série de diapositives.  Ces diapositives seront utilisées pour une installation cinétique.     

Nouvelles : artistes en résidence