Résidences

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Résidences en cours

zaynab ghais mortada extrait de to my dearest c 1985 2024 publie dans roots

Zaynab Ghaïs-Mortada

Août – octobre 2025

Déplacer des montagnes met en dialogue des images que j’ai capturé au courant des 16 dernières années lors de mes promenades régulières le long des berges de la rivière des prairies –skowanoti en kanien’kéha ; back river en anglais– dans mon quartier d’enfance du même nom. À travers mon rituel de marche quasi-quotidienne, j’ai assisté d’année en année à la transformation et à la dégradation de l’habitat de plusieurs populations qui côtoient les rives de cette étendue d’eau polluée.

Dans Déplacer des Montagnes, je m’intéresse aux traces de vécus autour du pont Olivier-Charbonneau qui enjambe la rivière, et aux débris laissés dans ses environs à la suite de sa construction. Le titre du projet fait allusion aux collines, ou buttes artificielles formées par l’accumulation massive de terre et de débris déterrés lors de la phase de construction du pont routier (2008-2011); collines qui se dressent sur ce qui était autrefois un boisé, décimé pour faire place au pont.

Au fil des ans, une colline en particulier est devenu un site régulièrement visité, incitant un inconnu à planter un tabouret à son sommet. Bien que cette colline fasse face à la rivière, où les couchers du soleil sont d’une beauté stupéfiante, l’imposante structure haubanée se dresse entre elles et obstrue la vue. Du sommet de la colline, on ne voit qu’un défilé incessant de véhicules traversant le pont.

L’histoire de cette colline est l’histoire d’une autoroute, l’histoire de la dégradation de skowanoti et de la disparition d’une multitude de formes de vies qui s’y rattachent. Ces histoires s’inscrivent dans un récit politique plus vaste d’embourgeoisement et de déplacements dans le secteur.

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Lucie Bouvet

Septembre – novembre 2025

Mon projet, intitulé Entendre les chuchotements, s’inscrit dans la continuité de mon projet de maitrise, Ce que murmure le corps des femmes, dans lequel je mets en place une démarche relationnelle cocréative avec des personnes se considérant comme femmes.

À l’issue de ce premier projet, j’ai récolté une multitude de matières, principalement constituées de témoignages de ces femmes et de photographies de documentation des moments cocréatifs, que je souhaite travailler plus amplement. Pour cette résidence Espace de dialogue, j’approfondirai la mise en relation de ces textes et ces images. Ceux-ci sont issus des moments de dialogue hors des dynamiques quotidiennes. D’ailleurs, des relations d’amitié ou d’intimité se sont développées à partir de ces parenthèses d’échange, que j’honore dans mes créations. Ces confidences prennent corps dans des rencontres de matérialité, entre textiles et papiers.

Mes études en design de mode et en arts visuels m’ont appris à reconnaître et questionner le male gaze constitutif de nos imaginaires, qui objectifie les corps et sujets en image, réduisant les féminités à un idéal patriarcal. Dans ma pratique installative en textile et en photographie, définie par un regard féminin, je réagis à cette industrie visuelle, en invitant un rapport cocréatif avec des femmes participantes. Mes gestes de création empruntent aux savoir-faire de mode, et sont réinvestis dans les oeuvres. Ma pratique invite des femmes à créer et cocréer avec moi, afin de leur donner une voix.

Zocalo remercie ses partenaires pour le soutien des résidences d’artistes :

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Nouvelles : artistes en résidence

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RÉSIDENCE – LUCIE BOUVET

Lucie Bouvet est en résidence au Zocalo du 15 septembre au 15 novembre. Elle tiendra une présentation à l’atelier Zocalo le jeudi 13 novembre 2025.

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RÉSIDENCE – ANNE ASHTON

Anne Ashton tiendra une présentation à l’atelier Zocalo le jeudi 31 octobre à 17 h. Elle partagera sa recherche sur le patrimoine végétal local et

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