Laboratoire de cocréation 3/3<br>Du 16 janvier au 2 février 2019

Laboratoire de cocréation 3/3
Du 16 janvier au 2 février 2019

Catégorie : Expositions, Nouvelles, Résidence | 0

Présentation de l'état des recherches

Zocalo, centre d’artistes en art imprimé présente l’état des recherches menées par les artistes du laboratoire de cocréation 3/3, du 16 janvier au 2 février 2019 à la Maison Rollin-Brais située au 205 chemin de Chambly dans le Vieux-Longueuil. Venez les rencontrer lors de la table ronde le samedi 2 février 2019 dès 13 h 30. Suite à cet échange, un finissage suivra de 15 h à 17 h.

3/3 est un laboratoire de recherches et d’expérimentations, les artistes participants sont guidés dans leurs échanges et réflexions sur la pratique de l’estampe contemporaine par Emmanuelle Choquette, travailleuse culturelle et chercheuse en histoire de l’art. Les artistes Guillaume Bourdon, Marie-France Cournoyer et Eugenia Reznik sont jumelés aux membres de Zocalo soit Micheline Bertrand, Cara Déry, Carole Fisette et Denise Lachapelle afin d’explorer les langages de l’art imprimés. Ce laboratoire est possible grâce au soutien financier du Conseil des Arts de Longueuil dans le cadre du programme d’aide au projet pour les organismes.

Avec sa programmation variée, Zocalo propose un reflet des courants actuels de même que la diversité des recherches artistiques en art imprimé tout en favorisant l’exploration de pratiques interdisciplinaires. Le public est convié à découvrir une communauté de créateurs dynamiques et engagés dans leur collectivité.

Activités

Samedi 2 février 2019

Table ronde : 13h 30

Finissage : 15 h à 17 h

 

Horaire

Du 16 janvier au 2 février 2019

Du mercredi au samedi de 13h à 17h

Maison Rollin-Brais, 205, chemin de Chambly, Longueuil

À propos des projets de recherche

Guillaume Bourdon et Cara Déry

Nous voulons créer une collection d’artefacts, de documents et d’œuvres directement liés à notre interaction avec les lieux que nous choisissons d’investir, soit le centre commercial de la Place Longueuil et éventuellement, la station du Métro Longueuil. En jouant le rôle d’artistes pseudo-anthropologues, nous voulons prendre le lieu comme source d’inspiration et matériel pour la réflexion, en l’approchant complètement autre que celle de l’usager habituel. Nous nous intéressons au lieu pour ses propriétés géométriques, sa flore (une nature schématisée), la présence des murs, sa population temporaire, mais récurrente.

Nous désirons donner forme à nos expériences, déambulations et observations, tels un cabinet de curiosité, un musée d’histoire alternative, un journal de bord qui se déploie dans l’espace. Notre but n’est pas de créer une ou plusieurs œuvres finies, mais bien de produire des échantillons, des traces d’expérimentations, toujours en évolution, comme une série basée sur l’itération dans laquelle une pièce mène à la prochaine, tout en informant sur la précédente. Concrètement, nous voulons expérimenter les différentes formes que le dessin peut prendre de manière libre et dans un souci de cocréation entre autres dans le contexte du projet 3/3 à Zocalo, à la rencontre de nos pratiques respectives, par le mélange du dessin, le décalquage, la photographie tout en expérimentant avec la gravure photopolymère.

Le tout prend forme d’une installation en constante évolution. Il s’agit finalement de faire de cette expérience concrète de l’espace, un vecteur de notre réflexion commune sur ce territoire.

Matériaux et procédés

Plaque photopolymère, impression en creux et gaufrage sur BFK, impression 3D, impression jet d’encre sur mylar, BFK, dessin au feutre sur acétate, dessin à la mine de plomb sur papier mylar, découpe et impression vinyle sur papier, broderie sur mylar et carton mousse.

Biographie des artistes

Guillaume Bourdon élabore un imaginaire identitaire fondé sur une existence numérique vécue principalement dans des mondes virtuels. Après des études à la Haute école d’art de Genève (HEAD) et au DESS en Design and Computation Arts de l’Université Concordia, il poursuit sa recherche en création à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM.

Cara Déry vit et travaille à LeMoyne. Détentrice d'un Baccalauréat de l'Université du Québec à Montréal, elle cumule les expositions, La Maison des Arts de Laval, dans plusieurs Maisons de la Culture de Montréal et celle de Longueuil. Son travail à aussi été présenté la galerie de l'atelier Circulaire, Caravansérail, la galerie Art Mûr, à la Foire d'art contemporain de Saint-Lambert et à Plein-Sud. L'artiste est récipiendaire de nombreuses bourses de création du Conseil des Arts de Longueuil. Son travail fait parti des collections tel que la Loto-Québec, BAnQ, ville de Montréal, ville de Longueuil et ville de Laval.

Marie-France Cournoyer et Denise Lachapelle

De part et d’autre.

Ce projet est une suite infinie de liens. C’est une pluie de mots. C’est un aller-retour soutenu de messages. Cela ressemble à une relation épistolaire. C’est un regard dans les yeux. C’est un pont entre le dedans et le dehors. C’est une rencontre entre l’intériorité et l’extériorité. C’est voir et cacher. C’est l’art et la vie qui se manifestent entre deux artistes.

Au fil du temps, nous désirions traduire cette enfilade de paroles et de pensées sous la forme d’une installation. Le lieu choisi était la Maison Rollin-Brais. L’espace désigné pour créer serait la fenêtre. L’évocation poétique et symbolique de cet élément en faisait pour nous un choix formel incontournable. Il allait incarner l’essence de notre installation.

Les fenêtres de cette demeure ont happé notre inspiration. La force de leur présence proposait à elle seule la protection et l’obstacle qu’impliquaient notre association. Leur caractère expressif imposait une approche minimaliste. Elles étaient déjà nos lumières et nos noirceurs.

Ces fenêtres se présentaient sans paravent. Ce dénuement nous laissait une juste place à investir pour notre installation. Nous avons fait le choix d’y fixer un rideau. Chacune allait imprimer sur un tissu. Nous l’explorerions telle une page à écrire. Pour chacune une fenêtre, pour chacune un rideau ; chacune, mais ensemble, nous révélerions nos cloisons en y inscrivant sur celui-ci nos marques distinctes.

Pour l’une, pour l’autre, pour le départ, pour la fin, pour l’isolement, pour le blanc, pour le noir, pour la force, pour la faiblesse, pour les cris, pour les silences, pour le passage ou pour la fermeture ... le rideau filtrerait la hantise et le vertige de ce parcours unique entre deux créatrices.

Matériaux et procédés

Carborundum sur plexiglas imprimé sur tissus, broderie sur tissus, écrits sur papier, encre de chine, fleurs séchées et souliers.

Biographie des artistes

Marie-France Cournoyer détient un baccalauréat ainsi qu’une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal. Plusieurs fois boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec pour ses recherches et créations, elle a présenté des expositions individuelles, entre autres, à la galerie Circa, Diagonale, Maison de la culture Frontenac. Elle a aussi participé à des expositions de groupe à New York à la Nawa Gallery et à Urban Alchemist, à Chicago au Woman Made Gallery et à Annapolis au Maryland Federation of Art. Ses œuvres sont représentées dans de nombreuses collections privées et institutionnelles.

Denise Lachapelle a suivi une formation d’un an en design graphique au baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval et de trois ans au baccalauréat beaux-arts (BFA) de  l’Université Concordia. Plusieurs stages complètent sa pratique artistique. Elle est membre du RAAV et de Zocalo depuis 1999, a, de plus, participé à plusieurs expositions collectives aux États-Unis, en Australie, à Cuba et au Canada donc six expositions solos à Montréal et à Longueuil et, enfin, plusieurs de ses œuvres appartiennent à des collections privées et publique dont la BAnQ.

Micheline Bertrand, Carole Fisette et Eugénia Reznik

Traits, taches, plis. Les marques sur notre peau, témoins du passage du temps, sont autant de mots qui racontent nos histoires. Celles-ci sont parfois cachées, couvertes par le vêtement, mais celles du visage et des mains sont constamment mises à nu. Malgré leur permanente visibilité, ce sont celles-ci que nous avons choisi de magnifier. Pour ce faire, tout d’abord, agrandissons-les, voyons-les sous l’effet d’une lentille macro. Elles deviennent des lacs, des rivières, des cartes d’un territoire, le nôtre. Brodées d’un circuit de perles, installées non pas face au miroir, mais dans son prolongement, nous voilà dénudées.

Trois femmes artistes se sont prêtées au jeu du miroir. Le projet de Micheline Bertrand, de Carole Fisette et d’Eugénia Reznik est une réflexion sur les traces de vieillissement de leur peau en lien avec des éléments végétaux. Elles proposent une installation où des photographies de leurs mains et de leurs visages font écho à celles des pots de verre, qui ne contiennent plus que des traces de plantes décomposées. Le miroir, tranché en fines lamelles, perd de sa rigide verticalité et devient le sol de cette installation.

Matériaux et procédés

Bande sonore 4 min 29 sec, impression jet d’encre sur acétate, broderie sur acétate, acrylique miroir, éléments végétaux et verre.

Biographie des artistes

Micheline Bertrand est originaire de Montréal, bachelière en arts visuels et médiatiques de l'UQAM et du Centre d'entrepreneuriat féminin du Québec ainsi que professeure de peinture auprès des enfants et des adultes depuis trente-cinq-cinq ans, sa passion pour l'art l'a amené à explorer peinture, gravure, photographie. Elle possède plusieurs expositions à son actif, une résidence à Zocalo, 2015, une bourse Soutien à la carrière de la MRC de Roussillon, 2014, un prix d'excellence à la Biennale internationale d'art Miniature de Lévis en 2015 et quelques gravures à la BAnQ.

Carole Fisette détient un baccalauréat en enseignement et un certificat en arts plastiques. Depuis plus de vingt-cinq ans, elle participe à de nombreuses expositions au Québec et à l'étranger. Quelques-unes de ses gravures font partie de la collection de la BAnq. Elle vit à Richelieu et travaille à l’atelier Zocalo.

Eugénia Reznik est née en Ukraine où elle a fait ses études en arts plastiques, et après avoir vécu et travaillé en France, elle est installée au Québec depuis 2005. Titulaire d'une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université de Québec à Montréal, elle y poursuit ses études au doctorat en études et pratiques des arts. Elle a présenté plusieurs expositions individuelles et a participé à de nombreuses expositions collectives au Québec et en France. Elle a été récipiendaire de plusieurs bourses, dont une bourse de résidence d'artiste (2013) et une bourse de recherche et création du Conseil des Arts de Longueuil (2014, 2015).

À propos de la mentore

Emmanuelle Choquette est travailleuse culturelle et chercheuse en histoire de l'art ; ses travaux portent sur l'influence du contexte de production et de diffusion sur les pratiques artistiques actuelles, plus particulièrement en installation. Lauréate de la Bourse Jean-Claude Rochefort en 2017, ses écrits ont été publiés dans les revues Espace art actuel, esse arts + opinions ainsi que ETC média. Active dans le milieu des centres d'artistes depuis plusieurs années, elle occupe le poste de direction générale d'Arprim centre d'essai en art imprimé. Elle a siégé sur le conseil d'administration de Verticale - centre d'artistes de 2010 à 2014 et est présentement vice-présidente du Regroupement des centres d'artistes autogérés du Québec (RCAAQ).